Convergence...
Par Cellule Pierre Simonot le dimanche 17 mai 2009, 17:15 - Lien permanent
Le capitalisme a creusé le gouffre de sa crise : qu’il y soit englouti tout entier !
Ses prétentions, jamais assouvies, mortifient toutes les couches de la population. D’abord la classe ouvrière crucifiée pour lui faire cracher du profit, puis les employés humiliés par des conditions de travail et de salaires infâmes, les fonctionnaires méprisés dans leur fonction d’oeuvrer à l’intérêt général, etc. Mais aussi tous les salariés sont agressés par la volonté du capital de privatiser la Sécurité Sociale et les retraites, juste parce que le privé, c’est plus juteux. Qui est prêt à jouer sa santé ou sa retraite à la bourse ?
Mais l’offensive fait dans le détail : l’université, trop savante, trop indépendante ; les magistrats, pas assez souples ; le journaliste en garde à vue pour ne pas vouloir révélé ses sources. Quiconque coûte de l’impôt que le capital ne veut plus payer, quiconque fait le moindre obstacle à son appétit pharaonique est dans sa cible. Ca fait du monde tout ça ! Dans la sécheresse de ses comptes vigilants, l’INSEE nous dit : 70 % de la population ! Un petit 30 % qui balance et un petit 1 % de profiteurs. Mais là, ce n’est pas beaucoup, pas vrai ?
Alors de quoi, de qui avons-nous peur ? D’où nous vient ce sentiment qu’il ne faut pas aller trop loin, qu’il faut savoir rester raisonnable ? Cette petite poignée de profiteurs, est-elle à ce point effrayante que nous n’osons nous lancer dans une lutte résolue. Depuis trente ans, notre situation se dégrade, celle de nos enfants se dessine pire encore sur tous les plans : social, économique, environnemental et politique. La confrontation est inévitable. Résister est possible, faire reculer le pouvoir est réaliste, se rassembler est raisonnable. Ne plus subir.
L’organisation populaire est décisive. D’abord pour construire la revendication, précise, complète, utile, celle qui rassemble les forces, qui n’oublie personne. Ensuite pour la faire vivre, la faire vaincre. Le LKP a montré, par son travail, que de nos jours, sous nos yeux, c’était la voie. Comme savait le faire, de son temps, Martha Desrumeaux, dirigeante communiste du Nord.
Car il y a une suite. La victoire acquise, comment la maintenir ? Comment faire pour qu’elle ne nous glisse pas entre les doigts ? Cela pose la question du pouvoir.
Qui décide de la production ? Qui décide des financements de cette production ? Qui décide de la nature de cette production, durable ou non ? Qui décide de la façon de faire du commerce ? Qui décide de la politique du logement ? Qui décide de la communication, presse et télé ? Qui décide de la façon de faire de l’art, de la musique, de la poésie ? Qui décide, et qui ne décide pas, voilà la question centrale. La bourgeoisie décide en tout depuis plus de 200 ans ! Elle a montré, prouvé, illustré, de mille manières, que ses décisions n’étaient jamais en faveur du plus grand nombre, mais d’un tout petit cercle de profiteurs, petit cercle de plus en plus restreint.
Est-ce raisonnable ? Osons dire non, ce n’est pas raisonnable ! Le peuple, ouvriers, employés, fonctionnaires, étudiants, tout ceux qui sont ce plus grand nombre devront bien s’organiser pour dire, soyons raisonnables, le pouvoir, c’est nous !
Osons lutter, osons vaincre.