Site de la cellule Pierre Simonot du PCF (Lille)

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lundi 6 avril 2009

Mobilisation générale le 17 avril 2009 !!!

Invitation

vendredi 20 février 2009

Grève générale !

« L'inadmissible esclavage fait que les hommes, les femmes et les enfants sont obligés de vendre leur force de travail pendant que d'autres, sans fournir le moindre travail utile, vivent du placement de leurs capitaux après avoir exploité la force du travail. Comme les travailleurs ne gagnent pas assez pour acheter ce qu'ils ont produit, ils doivent emprunter de l'argent à ceux-là mêmes qui ont créé des banques pour prêter cet argent. En réalité, on vole le travailleur à chaque instant de sa vie. Tant que les hommes resteront à ce point conditionnés, le monde vivra dans cet inadmissible esclavage. » Albert Chantraine

Grève générale

Grève générale en Guadeloupe !

Depuis un mois, une grève générale paralyse toute la Guadeloupe. Le collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON, qui regroupe des dizaines d'organisations syndicales, politiques et culturelles, a présenté une plate-forme de revendications qui touche à tous les aspects sociaux, économiques, culturels de la vie en Guadeloupe: relèvement immédiat des salaires, des minima sociaux, des pensions de retraite de 200 euros, gel des loyers, protection de l'emploi, protection de la terre et décontamination du chlordécone, défense de la langue, réhabilitation des lieux de mémoire… Nous sommes totalement solidaires de la lutte des travailleurs, de la population guadeloupéenne parce que leur lutte est la nôtre! La plate-forme revendicative de LIYANNAJ KONT PWOFITASYON pourrait être pour l'essentiel celle des travailleurs Réunionnais. La cellule Pierre Simonot du PCF appelle l'ensemble des acteurs du mouvement social réunionnais à se saisir de cette plate-forme, à l'analyser pour construire un large front unitaire de défense des intérêts de la population et des salariés contre les forces capitalistes. Les Guadeloupéens nous donnent aujourd'hui l'exemple d'une lutte décidée, sans concession, la meilleure façon d'exprimer notre solidarité est d'ouvrir "un second front de lutte", ici à La Réunion. La visite récente du ministre Jego, plein de morgue et de suffisance, démontre une fois encore le mépris dans lequel le gouvernement tient les peuples d'outre-mer et plus généralement le monde du travail. A ce mépris s'ajoute la menace du "shabouk" : ou vous acceptez ce que l'on vous donne, ou alors nous cognons! Nous dénonçons l'envoi d'effectifs de police supplémentaires en Guadeloupe, de même que nous dénonçons l'usage abusif de la force face aux manifestants. Nous appelons l'ensemble des travailleurs, de la population à prolonger le succès du mouvement interprofessionnel du 29 en développant partout les luttes sociales, en s’inscrivant massivement dans les mobilisations unitaires à venir, et à préparer d'ores et déjà la prochaine venue de Sarkozy.

Grève générale en Guadeloupe : Plate forme de revendications

1- NIVEAU ET CONDITIONS DE VIE Un relèvement immédiat et conséquent d’au moins 200 €, des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d’achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande. Le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux. Un salaire minimum guadeloupéen calculé sur le coût réel de la vie en Guadeloupe. Création d’un bureau d’études ouvrières, chargé de calculer l’évolution des prix des produits réellement consommés par les travailleurs. Réductions d’impôts fondées sur la justice fiscale. Baisse significative de toutes les taxes et marges sur les produits de première nécessité et sur les transports. Baisse des taux de la taxe sur les carburants. Suppression de la taxation des produits locaux Logements

Gel des loyers pour une période indéterminée et pour l’année 2009 l’annulation de l’augmentation de 2,98% L’arrêt des saisies immobilières des propriétés des guadeloupéens et restitution des biens Un plan quinquennal pour résorber l’habitat insalubre Un vaste programme de construction de logements sociaux et intermédiaires.

Environnement

Contamination des terres par la chlordécone : Définition de mesures sanitaires pour protéger les populations des zones contaminées ; Indemnisation des victimes professionnelles et civiles.

Transports

Mise en place d ‘un véritable service de transport des usagers. Engagement d’un audit indépendant sur les modalités de constitution des Groupements et d’attribution des marchés ; Révision des conditions d’exécution des marchés envers les usagers (abris bus, arrêts matérialisés, gares routières, poteaux d’indications des horaires de passage des bus) Réhabilitation et indemnisation des Transporteurs déclarés ‘’clandestins’’ Révision des conditions d’exécution des marchés par les groupements vis-à-vis des transporteurs (mise en fonction de la billetterie, fixation du prix à verser par chaque sous-traitant en fin de mois)

2 - EDUCATION Mise en place dans l’immédiat d’un moratoire de 4 ans en ce qui concerne la réforme du recrutement des enseignants, le temps de permettre la mise en place par l’U.A.G. des masters de professionnalisation et les sorties des premières promotions. Acter dans ce cadre un plan de titularisation des contractuels pour palier les besoins de recrutement. Maîtrise de la gestion des postes et des personnels en Guadeloupe pour mettre en place une politique de l’emploi et de la formation conforme à nos besoins. Disposer d’un pouvoir décisionnel en matière de programmes, d’orientation, d’éducation de gestion des ressources, de la mise en place d’un plan de titularisation des personnels contractuels et des contrats aidés.

3 - FORMATION PROFESSIONNELLE Création d’une structure assurant un véritable service public de la formation professionnelle : le CRFP ne constituant pas une réponse à la hauteur des enjeux. Augmentation des fonds alloués à la formation professionnelle - Minimum 100 millions d’euros. Création de filières de formation professionnelle liées à tous les secteurs stratégiques pour le développement de la Guadeloupe et adaptées à nos réalités avec production de référentiels spécifiques (Agriculture, Environnement, Energies renouvelables,…) Plan de formation obligatoire dans toutes les entreprises et particulièrement dans les entreprises de moins de 10 salariés. Mise en place d’un dispositif d’accompagnement et de formation pour un chômeur ou un travailleur dans le cadre de la création d’activité. Création d’un Fonds d’urgence pour la formation professionnelle alimenté par les remboursements des trop perçus de la SARA.

4 - EMPLOI Priorité d’embauche pour les Guadeloupéens. Embauche obligatoire de Guadeloupéens dans toutes les entreprises qui bénéficient d’aide publique. Mise en place d’un avenant régional à la prochaine convention Unedic en vue d’améliorer et d’élargir les conditions d’indemnisation du chômage en Guadeloupe : revalorisation des allocations de chômage en montant et en durée (moins du ¼ des chômeurs de Guadeloupe ont droit à ce jour à l’ARE). Respect de l’obligation de recrutement des Travailleurs Handicapés Arrêt de la déprogrammation des fonds de la formation professionnelle Ouverture des financements de la formation professionnelle à tous les chômeurs et non plus uniquement aux seuls indemnisés au titre de l’ARE & instauration d’un crédit annuel de formation pour chaque chômeur. REHABILITATION DU FONDS SOCIAL de l’ex ASSEDIC pour les situations individuelles. Limitation du CDD à 6 mois renouvelable une fois, à l’issue du renouvellement, embauche du salarié. Limitation du recours aux sociétés d’intérim à 5% des contrats du secteur marchand. Embauche prioritaire à l’issue d’un contrat en alternance. Obligation d’embauche des travailleurs handicapés au lieu du paiement de la pénalité prévue par la loi.

Contre les LICENCIEMENTS Participation des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibératives. Plan social, reclassement et formation obligatoire quel que soit le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise. Réintégration de droit des licenciés pour faute, suite à la décision de justice ne confirmant pas la faute et systématisation du droit à la réparation. Remboursement par l’entreprise des aides publiques perçues en cas de licenciement économique.

5 - DROITS SYNDICAUX ET LIBERTES SYNDICALES Obligation d’un Accord de Branche ou d’Entreprise avant toute autorisation de travail le dimanche. Mise à disposition d’une Maison des Syndicats à Jarry. Négociation d’un Accord de Branche et Interprofessionnel sur l’exercice du droit syndical, la représentativité, la représentation de Branche, l’emploi. Régularisation des travailleurs en situation irrégulière. Négociation de Convention Collective dans tous les secteurs. Renforcement de moyens des Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Mise en place et respect du comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail dans toutes les entreprises. Mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés. Représentation des syndicats de Guadeloupe dans les entreprises et les organismes paritaires, (ASSEDIC-Sécurité Sociale-CAF- AGEFOS-PME-FONGECIF…). Liberté de participation de syndicalistes extérieurs au Comité d’Entreprise et aux Négociations Annuelles Obligatoires Extension systématique des Accords Collectives de Guadeloupe à l’ensemble de l’archipel, Reconnaissance du 27 Mé, jour férié, chômé et payé. Droit à l’organisation de formation syndicale ouverte à toutes les organisations syndicales de Guadeloupe. Budget formation alloué aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale. Annulation et Arrêt des poursuites pénales en matière d’action syndicale.

6 - SERVICES PUBLICS Création et préservation de véritables services publics dans les secteurs stratégiques (eau, transport, énergie électrique et fossiles, traitement des déchets, prévention et sécurité civile, crédit...) au service de la population et des besoins économiques du pays, comprenant au sein des instances dirigeantes des représentants des usagers et des travailleurs.

TRANSPARENCE sur la fixation des prix de l’eau, des transports, des carburants, des loyers, du gaz, de l’électricité, des nouvelles technologies de l’information et de communication Baisse immédiate de 50 centimes du prix des carburants Baisse du prix de l’eau, du prix de transport de passagers, du prix des communications.

EAU

Distribution de l’eau en qualité et en quantité sur l’ensemble du territoire. Fixation d’un prix unique sur l’ensemble du territoire. Facturation en fonction de la quantité réellement consommée. Remplacement du réseau vétuste (plus de 50 ans). Révision du mode de calcul de l’assainissement des eaux usées. Suppression de la majoration de 12 € pour retard de paiement.

SANTÉ

Ouverture des négociations portant sur l’équilibre de l’offre de soins entre le Public et le Privé, entre Etablissements Privés et sur l’ensemble du territoire ; Résorption des déficits structurels des Hôpitaux ; Engagement des procédures pour la reconstruction du CHU ; Révision du système d’évaluation des budgets dans le public et le privé.

7 - PRODUCTION Volet Agricole

Maintien et aménagement du foncier agricole (eau d’irrigation, voiries, téléphone, électricité) afin de créer des entités de production viables et en constante recherche d’autonomie. Finalisation de la mise à disposition des 32 hectares de terre pour la réalisation du projet porté par « Kè a Kanpech ». Maintien du traitement des dossiers collectifs par les SICA et Groupements de producteurs. Exonération de la taxe foncière au profit des exploitants agricoles sur l’ensemble du territoire. Suppression des taxes sur les engrais, désherbants, semences, aliments de bétail et gasoil etc.., destinés à la production agricole. Paiement des aides aux agriculteurs. Prise en compte de la valorisation de tous les co-produits issus de l’agriculture comme partie intégrante de la richesse produite par l’exploitation agricole (ex : bagasse pour l’énergie etc..). Mise en place de mécanismes fiscaux et douaniers pour développer la préférence guadeloupéenne.

Volet Pêche

Suppression immédiate de toutes les taxes perçues sur les matériels, révision du coût des intrants. Révision immédiate du texte concernant les exonérations au titre de l’URSSAF pour les marins pêcheurs embarqués seuls. Mise en place d’un plan de formation des professionnels et des jeunes aux différentes activités de la pêche, aux acquisitions des techniques de capture nouvelles, aux utilisations de matériel électronique embarqué, aux techniques de conservation et de vente. Traiter les problématiques, conditions de vente en gros et au détail réalisé par les marins pêcheurs, produits d’importation, groupements d’intérêt économique, organisation des producteurs. Traiter les problématiques d’aménagement portuaire, points d’avitaillement, zone d’entretien des navires, zone de stockage des matériels. Mise en place d’une plate-forme de rencontres et d’échange avec les professionnels de la Caraïbe.

8 - AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET INFRASTRUCTURES La maîtrise foncière

Fixer à 50 000 ha la surface agricole incompressible sous forme de ZAP (Zone Agricole Protégée) et mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle annuel. Favoriser l’installation des jeunes diplômés sur des exploitations viabilisées (350 dossiers en attente). Protection du patrimoine écologique de la Guadeloupe (forêt, mangrove,…). Arrêt de toutes spéculations immobilières et de la discrimination privant les Guadeloupéens du droit à l’accession à la propriété dans leur pays. Arrêt d’implantation de nouvelles stations services. Arrêt de l’implantation et de l’extension des grandes surfaces Arrêt définitif du projet d’implantation d’un circuit automobile « Vigie Gate » à Anse Bertrand. Publication de tous les baux passés par les collectivités locales avec des particuliers et/ou des structures privées, à propos de la mise à disposition des terres achetées par ces dites collectivités.

Un développement équilibré du territoire

Rééquilibrage des territoires pour harmoniser l’organisation, la complémentarité et la répartition des activités sur l’ensemble du pays. Renforcement de pôles secondaires complémentaires aux pôles principaux (Région Pointoise et Basse Terre). Redynamisation des bassins de vie par le développement économique d’activités de terroir (exemples : agro-transformation, pêche…). Dynamiser et valoriser les îles en s’appuyant sur leur identité culturelle. Redynamiser les quartiers et les bourgs susceptibles de développer l’emploi de proximité.

Les infrastructures

Dynamiser l’habitat social au travers d’un recensement des besoins égalitaire et concerté (Région – Etat- Mairie). Réaliser un recensement des besoins en logements, établissements scolaires, crèches, équipements sportifs, maisons de quartier afin d’y pourvoir par-delà toute prétention politicienne et électoraliste. La création d’une pépinière artisanale et agricole qui serait la vitrine de nos produits du terroir. Le développement urgent de réseaux de transport secondaires : maritime, inter-iles, intercôtiers.. Mise aux normes parasismiques de tous les établissements et infrastructures publics (écoles, hôpitaux, ponts…). Arrêt du projet d’implantation du port en eaux profondes.

9 - KILTI Prise en compte dans la programmation des medias de la langue et de la culture guadeloupéenne par la présence de représentants des associations culturelles dans les conseils d’administration. Favoriser le développement d’entreprises et associations d’insertion culturelle. Réhabilitation des lieux de mémoire populaire par l’adressage (non a lari). Création d’un institut culturel « Papa Yaya » à Capesterre Belle Eau.

10 - ARÉTÉ PWOFITASYON Rachat par les Collectivités du patrimoine foncier de Kalenda en vue de la création d’une unité hôtelière de luxe et du reclassement des salariés licenciés d’Anchorage et Kalenda. Restitution du patrimoine (financier, mobilier et immobilier) des mutuelles liquidées en Guadeloupe. Dessaisissement de l’administrateur provisoire (M.BORGAT) du dossier des mutuelles. Domiciliation des paiements de France Télécom, EDF…, dans les banques installées en Guadeloupe. Poursuites pénales pour les infractions relevant d’abus de position dominante, d’entente illicite et de publicité mensongère. Poursuite contre les Responsables des massacres de mai 67 à Pointe à Pitre et réparation des préjudices aux victimes et ayant-droits. Transparence et baisse des coûts des services et des taux pratiqués par les banques et par les établissements de crédit. Priorité et facilité d’accès au marché et aux aides publiques pour les entreprises Guadeloupéennes. Arrêt des abominations à l’encontre des travailleurs étrangers. Résolution de tous les conflits en cours.

POU BOUT… Peuple de Guadeloupe, ouvriers, paysans, artisans, retraités, chômeurs, entrepreneurs, jeunes, LIYANNAJ KONT PWOFITASYON est notre construction, notre idée, notre outil, notre conscience.

Liyannaj kont pwofitasyon c’est nous !!! An nou bay lanmen pou ba’y sans é pouvwa…

Ansanm ansanm nou ké gannyé tout rèvandikasyon nou dépozé an kabech a lé pwofitan.

Que partout dans les bourgs, les villes, les campagnes, le peuple envahisse les rues !! Nou péké konstwi on sosyété nèf si nou rété anba dominasyon é pwofitasyon kapitalis é kolonyalis.

La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup a pa ta yo, Yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou

ADIM - AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE – ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG – CNL - COMBAT OUVRIER – COMITE DE L’EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG – SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG – VOUKOUM.

dimanche 8 février 2009

« La carte actuelle de la Palestine a été dessinée sous le mandat britannique. Le peuple juif possède une autre carte que les jeunes et les adultes doivent s’efforcer de mener à bien : celle du Nil à l’Euphrate » - Ben Gurion.

Antisémitisme

« Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela … Je vais vous dire quelque chose de très clair : Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël, nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les américains le savent ». Le premier ministre israélien Ariel Sharon, 3 octobre 2001, à Shimon Péres, cité sur la radio Kol Yisrael.

dimanche 25 janvier 2009

Le droit de se défendre...

Les Palestiniens ont le droit de se défendre, de se défendre contre l’agression permanente d’Israël, agression qui dure depuis 60 ans. Une agression qui tue, qui mutile, qui blesse et qui humilie. Prétendre le contraire, inverser agresseur et agressé, est un mensonge inhumain. Israël ne veut pas la paix, Israël veut la guerre, parce que la guerre est la raison d’être d’Israël, la mission que lui a confiée l’impérialisme étasunien, agression que cet impérialisme finance très directement, et qu’il soutient politiquement par tous ses organes de propagande. Israël n’est pas une victime, c’est le bourreau ! Et osons un parallèle : prétendre que la Palestine est « une terre sans hommes pour des hommes sans terre », prétendre que les terres ont été cédées contre de l’argent avec un fusil dans le dos, accaparer des terres au mépris du droit par des « colons », imposer un « traité de paix » immédiatement foulé aux pieds et dont on accuse la victime de n’avoir pas respecté ses aspects les plus léonins, ça ne vous rappelle rien ? La méthode, sa justification, son but pratique génocidaire, ça ne vous rappelle rien ? Ce sont les guerres indiennes, génocide fondateur des Etats Unis d’Amérique qui ont duré de la fin du XVIIIè siècle jusqu’au fin XIXè : plus de cent ans ! Dès 1804, le Congrès étasunien « négocie » avec les indiens pour échanger leurs territoires contre des réserves. En 1806, début de déportation d’Indiens (majuscule) et expédition punitives contre les tribus qui refusaient de signer de tels traités. Ces déportations touchent les Indiens par centaines de milliers. Un épisode significatif : en août 1854, une vache appartenant à un mormon s’échappe et dévaste des champs sur brulis brûlis appartenant à une tribu indienne. La vache est abattue par un Indien. Les soldats de Fort Laramie exigent qu’il le leur soit livré ! Devant le refus légitime des Indiens, le village est canonné, parce que les colons ont bien le droit de se défendre ! Ce jour-là, une charge de guerriers parviendra à vaincre les soldats. Autre exemple : en 1851, réticents à admettre un traité inique qui les prive de leurs meilleures terres, 2000 Sioux passent devant un tribunal militaire ; 303 sont condamnés à mort pour crime de guerre, et 38 furent effectivement pendus ! 1500 autres furent mis en détention dans un camp, Fort Snelling, jusqu’en 1863. Plus même, deux chefs qui avaient pu se réfugier au Canada, y furent kidnappés et pendus, 12 ans après les faits. La même année, un colon tue un autre chef Sioux. Et cela jusqu’à l’extermination finale : un bon Indien est un Indien mort. N’oublions pas les crimes du passé, ils nous éclairent sur les crimes du présent. Car c’est bien la même méthode qui est appliquée en Palestine contre les Palestiniens. Avec le même but : l’abandon des terres par la force, l’extermination ou la fuite ! Dans ce conflit de civilisation, chacun doit se déterminer et choisir son camp : celui de la barbarie dont le fer de lance est Israël, ou celui de la civilisation dont la Palestine et ses dirigeants sont les représentants. Accepter la barbarie, c’est accepter sa propre défaite. Il n’y a de dignité que dans la résistance.

dimanche 21 décembre 2008

"Par devant l'Europe, la France, sachez-le, n'aura jamais qu'un seul nom, inexpiable, qui est son vrai nom éternel : la Révolution." - Jules Michelet

Sortir de l'Europe !

Sortir de l'Europe !

L’expérience a parlé : l’Union Européenne qu’on nous impose depuis 50 ans, c’est l’union du capital contre les peuples européens ! Il faut rompre avec cette politique injuste, et sortir de l’Europe. Vous pensez être seul à penser ça ? Non, c’est une opinion populaire majoritaire, en France et dans les autres pays européens, comme l’a montré le non français en 2005 et le non irlandais en 2007. Cette volonté populaire, exprimée par un vote clair, a été trahie par nos dirigeants qui n’ont pas osé soumettre à référendum le traité de Lisbonne, et qui l’ont adopté en catimini : seuls Iles députés communistes ont voté contre. La même tentative est en cours pour les Irlandais. Nous faire croire que l’Europe est « en construction », et que, donc, chacun peut y apporter sa pierre est une illusion. La seule construction est en réalité une déconstruction, pierre après pierre, des lois et règlements acquis après la guerre, et qui protégeaient le travail contre la voracité du capital. En effet, dès le traité de Rome, en 1957, l’Europe n’a pour règle que le libre échange, doux pour les riches... et dur pour le peuple. Le but est de mettre en concurrence les classes ouvrières d’Europe, puis du monde, tirant ainsi les salaires à la baisse. Et l’invention de l’euro, qui nous vient du traité de Maastricht, a, dès le départ, en 2002, permis d’augmenter les prix. L’Europe se veut « supranationale », cherchant ainsi à empêcher les mobilisations nécessaires, qui ne peuvent être efficaces que dans un cadre national dont nous partageons la langue, l’histoire et les habitudes. La solidarité internationale s’exprimera d’autant mieux que les peuples d’Europe sauront se mobiliser et établir entre eux des échanges à intérêt mutuel. Les services publics sont une cible du capital en vue de les privatiser. Parce qu’un service public, ça ne génère aucun profit. Un service privé, si. Maastricht invente alors la « concurrence libre et non faussée ». C’est le fer de lance contre les services publics : il est donc interdit à un Etat de financer par la fiscalité un service public quand celui-ci pourrait être mis en oeuvre par le capital. Les services publics sont alors coupés en rondelles pour en extraire la partie juteuse qui sera livrée au capital : La Banque Postale, la SNCF, Air France, EDF-GDF, les arsenaux, etc. C’est plus cher et c’est moins bon, mais qu’importe, ça rapporte. Dans le même esprit, les retraites par répartition et la Sécurité Sociale sont sabotées pour faire place à des assurances privées. Aujourd’hui, l’Ecole publique et l’Université sont attaquées pour ouvrir la voie au privé. Si vous voulez une école publique capable d’éduquer vos enfants, il faut sortir de l’Europe ! Si vous voulez reconstruire des services publics dignes de ce nom, il faut sortir de l’Europe ! Si vous voulez un service public de retraite et de Sécurité Sociale , il faut sortir de l’Europe ! Si vous voulez des salaires décents, permettant de vivre dignement de son travail, il faut sortir de l’Europe ! Si vous voulez combattre le chômage et la précarité pour que chacun ait une activité professionnelle utile à tous, il faut sortir de l’Europe ! Imposons ce mot d’ordre : sortir de l’Europe !

samedi 1 novembre 2008

La crise expliquée à ma grand-mère

''Dis-moi, mon petit, qu’est-ce que c’est que toute cette histoire ? On voit bien qu’on va se faire encore avoir, mais comment on a pu passer à coté, sans rien voir ?''

La première chose qu’on n’a pas vu, c’est que le capitalisme, insensiblement depuis trente ans, a estimé que la production industrielle, c’est sale, c’est dur, et, en plus, ça rapporte pas tant que ça. Et puis, il y a tous ces ouvriers qui revendiquent, qui menacent, qui réclament, et c’est pas bon ! Ils ont préféré se consacrer aux doux frissons de la finance « pure », et renvoyer la production industrielle dans le tiers-monde. Par ce transfert, le capital met en concurrence la classe ouvrière au plan mondial, et fait une formidable pression sur les salaires. Il satellise des pays du tiers-monde qui trime pour lui. Les mains libres, la spéculation, relativement limitée jusque-là, devient son exercice favori.

''Mais tu m’as dit que la Chine était un grand pays socialiste. Elle a donc été satellisée elle aussi ?''

Non. En fait, elle a su assez habilement tirer parti de ce mouvement. Elle était capable de produire des surplus (dans le textile par exemple), dont elle avait moins besoin que de produits technologiques qui lui manquaient. Elle adhère à l’OMC, et dit : « Pour un million de tee-shirts, je voudrais un avion à construire moi-même. Qui veut de mes tee-shirts ? ». Après dix ans de négociations, les pays occidentaux ont dit OK. Alors la Chine fait du commerce avec les pays capitalistes, se procure ce dont elle a besoin, améliore le niveau de vie chez elle, fait des progrès technologiques et se met à fabriquer téléviseurs, ordinateurs, et toutes ces choses que les autres ne veulent plus faire, et qu’elle apprend à fabriquer. Pas encore des avions, mais ça va venir ! Tu sais, Cuba, aimerait bien exporter plus de sucre et d’autres produits qu’il pourrait produire au-delà de leurs besoins, pour acheter d’autres choses qui leur manquent. Mais les Etats-Unis l’en empêchent par le blocus.

Tu n’as toujours pas dit un mot de la spéculation, mon grand !

J’y viens. Donc, le capital financier spécule, surtout aux Etats- Unis, en Angleterre, en Espagne, et dans d’autres pays. C’est en fait un type d’escroquerie que la police appelle « faire cavalerie » : emprunter pour rembourser la dette précédente. On dit « créer une bulle ». Celle qui éclate en ce moment, c’est la bulle immobilière. Des courtiers en prêts immobiliers proposaient à des familles, même avec de faibles revenus, de leur prêter de l’argent pour acheter une maison. Puis, le prêt signé, ils le revendaient à une banque.

''Mais c’est idiot de prêter de l’argent à des gens qui ne pourront pas rembourser !''

Au début pas vraiment. Parce que s’ils ne remboursent pas, la maison est saisie et revendue par la banque. Et comme il y a beaucoup de demandes de maisons parce qu’il y a beaucoup de prêts, les prix montent, et l’affaire est bonne ! Jusqu’au moment où il y a tellement de maisons à vendre que les prix s’effondrent, et, fin de la chanson.

Donc les courtiers et ces banques là ont fait faillite ?

Pas seulement eux. Parce que les banques qui avaient accordé le prêt, et avaient donc une créance, savaient que cette créance était douteuse. Alors, ils ont rassemblé toute leurs créances, les ont découpées en rondelles, et les ont revendues à d’autres banques plus grosses. C’est la fabrication de titres, très rentable au début parce que les intérêts des prêts sont élevés. Si bien que quand la bulle éclate parce que l’immobilier s’effondre, tout le système financier est gavé de ces créances pourries. Les assureurs qui garantissaient ces titres (ce sont par exemple Fannie Maye et Freddie Mac) ne peuvent plus faire face, et c’est le système qui s’effondre (on parle donc de crise systémique).

Et où ça va nous mener ?

Tu vas payer, grand-mère ! Et probablement très cher ! Parce que quand le capital engrange de formidables profits, il continue à se plaindre de ces ouvriers qui veulent toujours plus, et que la réglementation les étrangle, mais quand il y a des pertes, ils nous expliquent qu’ils ont un urgent besoin de milliers de milliards de dollars, d’euros, de yens, etc. Les travailleurs français vont donc contribuer à hauteur de 360 milliards d’euros : les “caisses sont vides” quand il faut prendre sur les profits, mais bien pleines quand on prend sur les salaires ! Bien sûr, on pourrait dire que l’économie spéculative n’est pas une vraie économie, et que tout ça ne concerne que les spéculateurs, et pas nous, et que c’est bien fait pour eux. Certes ! Mais l’économie réelle est tout de suite touchée : effondrement du secteur de la construction, du commerce de détails, de l’industrie légère, puis lourde, etc. C’est une contagion. Résultat : fermetures d’usines, licenciements, baisse des salaires, des traitements des fonctionnaires, hausse des prix, hausse des impôts (tes impôts, pas les leurs, bien sûr !). Et faillite des retraites par capitalisation !

Tu ne me rassures pas ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire, alors ?

T’organiser grand-mère ! Il nous faut un Parti Communiste puissant et inspiré, capable d’expliquer tout ça, pour mobiliser largement ouvriers, employés, étudiants, fonctionnaires. Les organiser pour la lutte, dans la lutte. Et des syndicats capables d’actions globales et concertées. C’est une construction, grand-mère, vers la Révolution socialiste !

Réunion publique

Samedi 22 novembre, « Regards croisés sur trois révolutions qui ont ébranlé le XXe siècle », avec la participation de représentants des partis communistes chinois et cubain. C’est organisé par le Cercle Henri Barbusse et la Coordination Communiste, et ça se passe à la salle Masqueliez (167, rue Jules Guesde à Villeneuve d’Ascq). La cellule Pierre Simonot y tiendra un (petit) stand. Venez-nous voir, ça fait toujours plaisir !

Dialogue social : le modèle indien !

Les ouvriers d’une usine indienne à Noida, dans la banlieue de New Delhi, travaillant pour un équipementier automobile italien, réclame de meilleurs salaires et de vrais contrats de travail. Licenciés depuis deux mois et se battant pour leur réintégration, ils apprennent, lundi 23 septembre dernier, que cette réintégration est soumise à la condition qu’ils fassent une lettre d’excuses ! Furieux, plusieurs centaines d’ouvriers envahissent leur usine, et le conflit social tourne à l’émeute : le patron est frappé à mort à coup de barre de fer, et plusieurs cadres sont blessés. Le patronat indien est sous le choc. Mais il se contente de déplorer la « mauvaise image » que cela donnera de l’Inde à l’étranger ! Le ministre du travail, Oscar Fernandes, a jugé que “cela devrait servir d’avertissement aux cadres dirigeants“. ”Les travailleurs doivent être traités avec compassion. Ils ne doivent pas être poussés à bout, au point qu’ils fassent ce qui s’est passé à Noida“. Evidemment, il a dû se faire taper sur les doigts, parce que, dès le lendemain, il se rétracte ! Mais cela montre que la situation sociale en Inde est d’une extrême gravité, et que la résignation n’est plus à l’ordre du jour !

John Mac Cain président ?

Vous pensez que Barak Obama va être élu président des Etats- Unis ? Pas sûr ! John Mac Cain a de sérieux atouts. D’abord, ce n’est pas la population qui élit le président, mais des grands électeurs, désignés par les états de l’union. Cette méthode indirecte laisse, encore plus que chez nous, la place a des manoeuvres de coulisses. Ensuite, le lobby militaro-industriel, qui fait et défait les présidents (voire les tue) aime la guerre, comme John Mac Cain ! Ce lobby a une réelle base électorale : l’armée et les vétérans. On compte 23 millions de vétérans (dont près de 10 millions ont plus de 65 ans), et environ 1,4 million de militaires en activité ! Avec leurs familles, ce ne sont pas loin de 75 millions d’électeurs (sur les 125 qui ont voté la dernière fois !), « patriotiques » et déterminés. Et l’essentiel de ces gens votera Mac Cain. De plus, les électeurs démocrates qui s’enflamment pour Obama dans les sondages, vont s’apercevoir, au moment de voter, qu’il est Noir ! Et les Etats-Unis restent un pays ségrégationniste ! Et les Noirs qui pourraient voter Obama sont, pour beaucoup, abstentionnistes, ou ont perdu leurs droits civiques pour avoir fait de la prisons (65 % des détenus sont noirs, pour 12 % de la population). Enfin, les machines à voter qui servent dans de nombreux états pourraient se dérégler ! Et en faveur de qui, à votre avis ? Si vous voulez savoir qui sera élu en novembre, il ne faut pas écouter les sondages, mais lire la presse : elle est la propriété du lobby militaire, et c’est lui qui décide ! Si la « démocratie » étatsunienne vous fait rêver, réveillez-vous, c’est une arnaque !

Conférence-débat d’Annie Lacroix-Riz : un bon succès !

Annie Lacroix-Riz, l’historienne qui décoiffe, était à la Maison de l’Education Populaire à Lille, le 4 octobre dernier. Deux cents personnes étaient venues l’écouter. Ce n’est pas si mal pour un sujet, somme toute un peu difficile ! Elle nous montre comment et pourquoi le capital français a servi, dès 1936, le capital allemand, et a trahi le peuple français : sa cupidité, sa haine du peuple, sa haine du communisme, sa haine de l’Union Soviétique. On est un peu loin de l’histoire officielle, réécrite par les historiens de la bourgeoisie. Mais le travail sur les archives est implacable ! Le capital n’est ni bon, ni généreux, il est … le capital ! Les quatre organisateurs (la cellule Pierre Simonot, la Coordination Communiste, le PRCF et l’UEC) ont su travailler ensemble dans une excellente ambiance et le respect mutuel. Cela montre que le rassemblement des communistes est une construction possible ! Tiens, c’est drôle, le Parti Socialiste ne nous a pas manqué ! Bien connaître ces événements vieux de 70 ans est une clé pour comprendre nos problèmes actuels : c’est comme pour passer un examen, il faut faire les exercices des sessions précédentes pour mieux réussir. Annie Lacroix-Riz, c’est comme des exercices corrigés !

Augmenter les salaires et les pensions !

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy est entièrement et exclusivement au service de la bourgeoisie. Critiquons, certes, le valet, mais attaquons-nous essentiellement au maître, le capital : c'est-à-dire ceux qui possèdent l’essentiel des richesses et qui agissent de façon concertée pour défendre leurs intérêts de classe. Et l’essentiel du problème pour ces gens-là est la baisse des salaires et des pensions. C’est basique : les salaires baissent, les profits montent ! Et depuis trente ans, la bourgeoisie, devant la faiblesse de la classe ouvrière et du peuple, a pu imposer une baisse des salaires qu’on peut évaluer à au moins 400 € par mois (voir Résistance de septembre). Et ce n’est qu’une moyenne ! Elle a donc augmenté ses profits dans la même proportion. Le Parti communiste français appelle les travailleurs à s’organiser pour reprendre ce qui leur est dû, pour reprendre ce qui leur a été volé. Une augmentation des salaires de 40% est possible, est légitime (Sarkozy doit bien être d’accord puisqu’il l’a fait pour lui-même !?). Contrairement à ce que dit la presse bourgeoise, l’augmentation des salaires n’entraîne pas une augmentation des prix mais seulement une baisse des profits. Parce que, si les prix étaient fixés par les salaires, les produits fabriqués dans le tiers-monde seraient à bas prix, pas vrai ? Et vous avez vu les prix baisser ? Non, seulement les profits augmenter ! Mais le salaire, ce n’est pas seulement ce qui est marqué en bas de la fiche de paye, c’est aussi le salaire indirect, ce que la bourgeoisie appelle « les charges », mais qui n’est qu’un salaire différé, servant à payer les retraites, les arrêts maladie et les accidents du travail. Là aussi, ils attaquent ! Le capital s’en prend à notre système de retraite et de sécurité sociale dans le but de les remplacer par des assurances privées. Ces assurances privées ont, aux yeux du capital, l’immense mérite de générer du profit. Or, la méthode née en 1945 ne le permet pas ; c’est là son immense avantage. Et c’est dans ce seul but qu’ils essaient de nous faire peur en brandissant l’épouvantail du « trou de la sécu » ou de la « faillite des retraites ». Il est vrai que la durée de vie augmente, réjouissons-nous ! Le coût des retraites va donc augmenter ? Augmentons les cotisations

(soit environ 1% par an pour les 15 prochaines années).

La santé a fait de grands progrès (ce qui explique en partie l’allongement de la durée de vie), réjouissons-nous encore ! Cela coûte plus cher ? Cotisons-nous pour y faire face, mais aussi, maîtrisons le coût des médicaments et de la médecine libérale. Pourquoi le capital refuse-t-il a priori toute augmentation de cotisation : parce que, mécaniquement, cela fait augmenter les salaires. Et ce que la bourgeoisie veut, c’est que les salaires baissent. Le service privé qu’elle veut nous vendre sera un service moins bon et plus cher, mais peu importe : l’essentiel pour ces gens-là, c’est de toucher des bénéfices. Pour s’introduire dans les comptes de la Sécurité Sociale et des retraites, le capital a inventé la « part ouvrière » et la « part patronale ». Cela lui permet de s’infiltrer dans une gestion « paritaire » entre les syndicats ouvriers et le patronat. Mais c’est un mensonge, le tout est le juste salaire rétribuant le travail . Ce « paritarisme » est un cheval de Troie patronal : gérons nous-mêmes notre argent !

René Déhère

vendredi 12 septembre 2008

En prison, travail pas cher !

Le Ministère de la Justice vient d’envoyer aux entreprises de la région une publicité pour le travail pénitentiaire. Y sont vantés les avantages du système : proximité (il y a toujours une prison près de chez vous), capacité (on ne manque pas de détenus), réactivité, flexibilité et respect des délais (on les a bien en main), maîtrise des coûts (ce n’est pas cher), savoir-faire (et à force, ils sont bons). Ces conditions sont vraiment idéales pour le patron : il n’y a pas de contrat de travail, et la rémunération nette ne peut pas excéder 200 € par mois. On comprend mieux l’idéal répressif du gouvernement : fournir au patronat une main d’oeuvre enfin abordable ! Son admiration pour la politique étasunienne en est d’autant plus inquiétante (voir ci-dessous notre article « Les mots ont un sens »)

Les mots ont un sens

C’est quand même bizarre que Georges Bush parle en permanence de droits de l’homme et de démocratie et donne des leçons au monde sur ces sujets. Pourtant ce sont bien les États-Unis qui sont les champions du monde de l’incarcération (1% de la population est en prison dont 60% de Noirs, alors qu’ils ne sont que 12% de la population), avec un système judiciaire barbare (où l’accusé est présumé coupable, à lui de prouver le contraire s’il en a les moyens). C’est aux États-Unis que les libertés individuelles sont suspendues depuis le 11 septembre 2001, permettant à l’administration d’espionner tout citoyen et de l’incarcérer sans procès simplement en le déclarant « ennemi combattant ». C’est là où existent des prisons clandestines gérées directement par la police, où la torture est permise par l’Etat, etc. C’est là-bas aussi que le président Bush n’a pas été élu par les électeurs, mais par des juges. Et, de toute façon, la majorité des citoyens ne vote pas. On pourrait penser qu’il n’a de leçons à donner à personne. Et pourtant, il en donne et se plaint ! Il parle donc d’autre chose : ses droits de l’homme à lui ne sont pas les nôtres, sa démocratie à lui n’est pas la nôtre. Mais alors, de quoi parle-t-il donc ? Les mots ont un sens : les « droits » de l’homme dont il parle veut dire le droit d’accaparer, le droit d’exploiter, le droit de spolier. Et sa soi-disant démocratie, c’est simple, c’est la protection des « droits » de l’homme version G. Bush. On comprend mieux ainsi qu’il se plaigne avec amertume qu’en Chine, en Iran, en Corée du Nord, à Cuba, etc, ce droit-là, justement, n’existe pas, que cette démocratie-là, justement, n’existe pas non plus. C’est quand même plus clair comme ça !

Doc.

Rentrée des classes : agression contre le peuple !

Moins de professeurs pour nos enfants, moins de crédits pour l’aide scolaire par les Centres Sociaux, semaine de quatre jours, diminution des enseignements « sensibles » comme l’Histoire... La bourgeoisie ne sait plus quoi inventer dans sa haine du peuple pour détruire l’école publique. Elle poursuit en agissant ainsi un double but.

Le premier but est de saboter la formation de nos enfants : la bourgeoisie préfère un peuple ignare et mal formé, c’est plus facile à dominer.
Le deuxième but est d’étouffer l’école publique afin de favoriser l’école privée. La raison est simple quand on connaît la cupidité du capital : il n’y a pas un rond à gagner dans le public, alors que le privé est tout à fait juteux.

Et soyez convaincu que les enfants des bourgeois ne pâtiront pas de ces attaques contre l’école : leurs parents ont tous les moyens qu’il faut pour leur donner une éducation raffinée qui en feront, quand ils seront grands, de beaux exploiteurs, comme leurs parents !

France alignée, France en danger - Retrait des troupes en Afghanistan – Retrait de l’OTAN

Se rapprochant ostensiblement du commandement militaire de l’OTAN, la France connaît, à l’instar des autres pays qui le composent, le prix du sang en Afghanistan. Le bilan de l’embuscade du 18 août 2008 à Surobi, à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul, le montre : 10 morts français et une cinquantaine de blessés. Si des dizaines de soldats de cette coalition ont déjà été tués, c’est par centaines qu’on compte les victimes afghanes, en grande majorité des civils. La dernière bavure en date : 90 victimes, femmes et enfants compris, lors d’un raid aérien de l’OTAN, le 22 août, dans l’ouest du pays.

Comme les cercueils de soldats nord-américains revenant d’Irak et d’Afghanistan l’ont fait dans l’opinion publique aux Etats- Unis, ces morts suscitent de plus en plus d’interrogations et de contestation sur les objectifs de l’engagement de troupes françaises en Afghanistan. Selon un sondage de l'institut CSA publié par Le Parisien/Aujourd'hui en France, vendredi 22 août, plus de la moitié des Français estime qu'il faut retirer les troupes françaises d'Afghanistan. Parmi les personnes interrogées, 55 % estiment qu'«il faut retirer les troupes car la France s'enlise dans un conflit sur lequel elle n'a pas de prise».

Loin d’envisager leur retrait, Sarkozy en rajoute sur l’engagement de la France dans la «guerre contre le terrorisme» lancée par Bush, entonnant les mêmes refrains qui servent de justification depuis des années à toutes les guerres d’agression contre les pays et les peuples, pour le contrôle des matières premières, du pétrole, du gaz, et des pipelines qui servent à les acheminer vers les métropoles impérialistes.

La France, pays lige des Etats-Unis, n’a donc pas tardé à emboîter le pas de son mentor, puisqu’une base militaire française va être installée dès 2009 à Abu Dhabi. Cette base navale destinée à accueillir les navires de guerre français, y compris les sous-marins porteurs d’armes nucléaires, sera implantée au débouché du détroit d’Ormuz en face de l’Iran, dans une zone considérée comme stratégique pour l’approvisionnement énergétique. C’est aussi la première fois depuis la décolonisation qu’une base militaire française sera implantée à l’étranger. Sa signification politique est sans équivoque.

Devant la situation politique de cette zone « sensible », une telle décision apparaît comme une provocation dans les rapports avec l’Iran et comme un premier pas vers une action éventuelle de guerre contre ce pays. Elle rajoute de la tension dans une région qui a besoin de dialogue et d'initiatives diplomatiques internationales de paix.

Aujourd’hui, la France et les Etats-Unis demeurent les seuls pays à maintenir des bases militaires en dehors de leur territoire. Cette stratégie de quadrillage de la planète basant la sécurité du monde sur la militarisation, est illustrée par les bases que les USA cherchent à implanter en République tchèque et en Pologne dans le cadre de leur bouclier antimissile, aux frontières directes avec la Russie. Une telle politique, poussée à ce point, ne s’était plus vue depuis les années 50 et la Guerre de Corée. C’est dans cette OTAN, dans cette politique belliciste à l’avenir incertain, que Sarkozy veut engager notre pays.

En se rapprochant des Etats-Unis, la France endosse une vision manichéenne de «la guerre des civilisations» qui domine à l’OTAN. Elle risque d’entraîner toute l’Union européenne à ne devenir qu’un simple «pilier européen» de l’OTAN, source de nouvelles dépenses militaires au détriment des immenses besoins en matière de santé, d’éducation, de protection sociale, …

En exigeant le retrait de l'Afghanistan et en disant "non" à l'alignement de la France sur l’OTAN, nous contribuons concrètement à combattre la politique de guerre de l'impérialisme. Faisons grandir cette exigence partout, dans le mouvement ouvrier et syndical, dans la jeunesse, dans le mouvement populaire.

Capitaine Martin

Pouvoir d’achat : augmenter les salaires

Karl Marx nous l’a expliqué depuis bien longtemps : la seule façon de créer des richesses est le travail humain. Les matières premières qui entrent dans l’usine sont transformées par le travail des ouvriers, et le produit fini a une valeur supérieure. La différence est la plus-value. Elle sert à payer les salaires, et le solde est le profit.

On voit donc que pour augmenter ses profits, le capital a une double stratégie. D’abord, faire en sorte que la même heure de travail soit plus « productive ». En augmentant les cadences, et en améliorant les techniques de fabrication, ce sont les « gains de productivité ». Ensuite en baissant les salaires. Le salaire direct, bien sûr, celui qu’on touche à la fin du mois, et le salaire différé, celui qui paye les retraites et la santé.

Comment le capital s’y prend-il pour baisser les salaires ?
D’abord par la pression idéologique : augmenter les salaires est un gros mot ! Le gouvernement, la presse, le patronat nous le disent tous les jours, sur tous les tons ! Ensuite en mettant les salariés en concurrence. Et comment donc ? Facile : le chômage et la précarité sont une formidable pression sur le peuple qui en souffre. Pour la bourgeoisie, chômage et précarité ne sont pas le problème, c’est la solution ! Et les salaires sont poussés à la baisse. Ensuite par la concurrence au niveau mondial : le risque de délocalisation est un danger si réel que, là aussi, les salariés sont incités à accepter des salaires en baisse. La concurrence entre les salariés est le seul cas où la concurrence fait baisser les prix ! Parce que les prix, justement, montent. D’abord ceux de nos défunts services publics, habilement livrés à l’appétit féroce du capital : l’eau, l’énergie, les transports, la santé, la poste, l’éducation. Plus c’est privé, plus c’est cher ! Et le service est moins bon : les avions tombent, les trains déraillent, les « incidents » dans les centrales nucléaires se multiplient. Ensuite les prix de la vie de tous les jours sont aussi en hausse. La spéculation sur les matières premières n’y serait-elle pas pour quelque chose ? Tout ceci contribue à la baisse du pouvoir d’achat, c'est-à-dire du salaire réel : même avec plus d’argent, on achète moins. Et les économistes savent mesurer précisément cette baisse des salaires : en vingt ans, la répartition de la richesse nationale entre salaires et capital a bougé de 10% … en faveur du capital. Ces 10% font 100 milliards d’euros chaque année. Quand on ramène cette somme astronomique par salariés et par mois, on trouve que, chaque mois, de chaque année, et depuis vingt ans, il manque 400 euros sur la fiche de paye ! Ceci veut dire que des augmentations de salaires de 30, 40 ou 50 % sont tout à fait légitimes, et ne dépendent que de la mobilisation populaire. D’ailleurs de telles augmentations de salaires, certes, ça n’arrive pas souvent, mais ça s’est déjà produit quand le peuple a eu la capacité de se mobiliser. En 1936, après un grand mouvement populaire ; en 1945, après la libération, où l’honneur de la France bafoué par la bourgeoisie a été lavé par le peuple de France mobilisé par le Parti Communiste Français, et encore en 1968, qui vu un grand mouvement ouvrier mobiliser le pays entier.

Et qu’est-ce qui nous empêche d’exiger notre dû ?

René Déhère

samedi 26 juillet 2008

Allocution de clôture à la deuxième session du Comité national de la 1re Conférence consultative politique du Peuple chinois (23 juin 1950) - Mao Tsé-Toung.

En ce qui nous concerne, qu'il s'agisse d'un individu, d'un parti, d'une armée ou d'une école, j'estime que l'absence d'attaques de l'ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l'ennemi.

Si nous sommes attaqués par l'ennemi, c'est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligne de démarcation bien nette entre l'ennemi et nous.

Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c'est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l'ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail.

Mao Tsé-Toung

dimanche 22 juin 2008

Une Défense Nationale ou un auxiliaire atlantiste ?

La suspension du service national en 1996, au profit d’une armée « de métier » était une orientation réactionnaire. En effet, on sortait d’une armée de défense nationale pour aller vers une armée coupée du peuple. Cette armée professionnelle, dont la nature et le détail des opérations devenaient obscurs pour la population, était capable d’opérations douteuses, dont le compte rendu passait par la propagande mensongère des médias acquis au capital.
La première aventure fut le démantèlement de la Yougoslavie. C’était ainsi soutenir l’objectif onusien de combattre les états nationaux pour créer des « pays » homogènes au plan ethnique, culturel et religieux, s’opposant entre eux, et, de ce fait, plus faciles à dominer. La création de la Serbie, de la Tchéquie, du Kosovo en sont des illustrations. L’orientation « atlantiste » était déjà certaine.

Aujourd’hui, une nouvelle « réforme » des armées est en préparation. Ces conséquences aggraveront la situation, au point que le général Jean-Claude Thomann, dans un article publié dans le journal Le Monde le 14 mars dernier, explique que « si ces propositions sont suivies, l'armée de terre, qui ne pourra même plus remplir les gradins du Stade de France, sera vouée à jouer les auxiliaires des Anglo-Saxons ». En effet les « économies » seront essentiellement payées par l’armée de terre, laminée par le lobby « militaro-industriel » qui préfère fabriquer avions, hélicoptères et gros bateaux, beaucoup plus profitables que l’entretien et l’équipement de trouffions, qui sont, bien que professionnels, plus enclins à protester.

Comment mener des guerres d’agression sans troupe, sans lien avec la population, et sans avoir à compter les morts et les bléssés ? Les Etats-Unis ont déjà trouvé la solution, fort profitable d’ailleurs, dénoncée par le Général Thomann : « une solution miracle pourra être proposée : la location des services d'une société militaire privée spécialisée dans l'action terrestre pour faire le travail sur le terrain. Car vient le temps où existeront sur le marché des brigades d'infanterie et autres bataillons blindés à louer, clés en main ».

capitaine Martin

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